L’amour
L’amour comme source d’énergie pour l’homme.
Si nous détachons le concept « amour » de son côté puéril ; si, après le 14 février, nous laissons pour ce qu’ils sont la Saint-Valentin et ce que nous pouvons y ressentir (un jour où il est plus facile de faire connaître ses sentiments ou de leur insuffler une nouvelle vie, un bon jour également pour les commerçants), nous découvrons l’amour comme une puissante source d’énergie ou un agréable flot d’énergie.
L’amour est un des mots et concepts les plus
utilisés.
Il suffit de taper « amour » dans un
moteur de recherche pour s’en apercevoir !
L’amour est également une des plus belles
choses qui soient, et est de plus pure énergie.
Hélas, l’amour est souvent utilisé comme
prétexte pour masquer dépendance, égoïsme et domination.
En revanche, il est un fait que l’amour n’est
souvent pas considéré ni reconnu dans toute sa grandeur et tout ce qu’il
recouvre.
Nous sommes familiers avec l’amour pour nos
enfants, parents, partenaires.Nous sentons des nuances dans la qualité de
l’amour : l’amour pour un ami, pour nos enfants, pour notre vieux père ou
mère est différent par exemple de l’amour passionnel pour un tout nouveau
partenaire.Quoi qu’il en soit : Nous restreignons
sans cesse l’amour, en premier lieu en ne considérant et reconnaissant l’amour
que comme un sentiment.
Ce que je vous propose est de libérer
complètement notre pensée au sujet de l’amour, en dépit du fait qu’en toutes
circonstances l’amour véritable soit (à juste titre) pleinement associé à un sentiment.
Si nous nous mettons à réfléchir au sujet de
l’amour, nous le découvrons comme un mot valise recouvrant toute une gamme de
sentiments et attitudes que nous intervertissons entre eux, et qui font du bien
à toutes les parties impliquées.
Nous sommes familiers avec l’aspect
« sentiment » de l’amour : de l’amour passionnel incontrôlable,
qui domine tout et nous consume, à l’amour inconditionnel d’une mère, en
passant par l’amitié chaleureuse, la compassion, jusqu’à l’amour de notre profession,
etc.
Mais si nous ajoutons notre intellect à
l’amour, alors il prend de l’ampleur et nous remarquons que la gamme s’étend
encore bien plus loin, nous n’avons simplement pas l’habitude de nommer ces
qualités amour : la tolérance, la douceur, l’honnêteté, le respect...
L’amour intellectuel est l’amour qui ne vient
pas (nécessairement) en premier lieu de notre sentiment, mais auquel nous
pouvons nous ouvrir par le biais de notre intellect.
Etant donné que ces qualités d’amour sont en
rapport avec notre intellect, nous pouvons également les apprendre. Je pense
même que ces qualités doivent nous être enseignées ou montrées, ou que nous
devons en avoir fait l’expérience, pour apprendre à les connaître.
Respect, tolérance, compassion, clémence,
honnêteté etc. sont tous des concepts qui expriment une valeur morale, et en
même temps des formes de l’amour que nous pouvons projeter sur nous mêmes. Par
exemple, lorsque nous sommes élevés ou traités nous-mêmes avec beaucoup de
respect, il nous est facile de nous comporter avec respect envers les autres.
Nous pouvons soumettre tout le spectre de l’amour à un examen détaillé, mais
nous nous rendons compte que nous devons d’abord découvrir par nous-mêmes ces
formes intellectuelles de l’amour, si pas les installer, si nous voulons pouvoir
« aimer » l’autre de cette façon.
A vrai dire, l’amour intellectuel ne vaut pas
seulement pour l’amour que – au départ faute d’amour instinctif- nous portons à
nous-mêmes et à notre prochain, mais également pour les animaux, la terre, la
nature...
L’intellect n’est, bien qu’indispensable comme
amorce, qu’un moyen d’accès à ces aspects de l’amour : après un minimum
d’entraînement, la raison passe d’elle-même à l’arrière-plan, pour ne plus
apparaître que quand nécessaire.
Si nous sommes prêts à apprendre à voir et à
expérimenter l’amour dans toute sa grandeur, nous pouvons aisément bénéficier
des effets guérisseurs et imposants de toutes ces autres qualités de l’amour,
qui sont trop peu connues et fortement sous-estimées, comme la compassion,
l’honnêteté, la tolérance, la clémence et le profond respect.
Notre deuxième manière de restreindre l’amour
et de le rendre plus petit qu’il n’est, est en réalité en relâchant notre
pensée à son sujet, mais non pas pour le laisser intégrer un spectre plus
large, mais comme une délimitation, comme une sorte de cran de sécurité. Nous
avons assez vite peur que l’amour nous rende vulnérable.
Si nous prenons par exemple la tolérance et la
douceur, nous avons vite peur que les gens n’abusent de notre
« bonté », qu’ils aillent trop loin, ne respectent pas nos limites,
ou ne nous écrasent.
Seule l’angoisse fait que nous ne pardonnons
pas : nous voulons éviter une deuxième erreur.
Seule l’angoisse fait que nous ne sommes pas
tolérants : nous ne voulons pas donner aux autres une chance d’aller trop
loin...
Seule l’angoisse fait que nous ne sommes pas
doux : personne ne profitera de moi...
Etc.
Si nous commençons par appliquer toutes les
qualités de l’amour à nous-mêmes, nous sommes en équilibre et il y a beaucoup
de chance pour que des situations réellement déséquilibrées d’abus ou
d’exploitation ne se produisent pas ou ne soient pas ressenties ou
expérimentées comme telles.
L’amour est une force de propulsion et un
fournisseur d’énergie sérieusement sous-estimé.
Quelqu’un qui aime se sent mieux, plus
puissant et plus fort, a également meilleure mine !
Mais je l’accorde, si vous le souhaitez vous
pouvez qualifier ces deux dernières phrases d’affirmations gratuites.
Prenez cet exposé comme une invitation à aller
explorer et mettre à l’épreuve les qualités de l’amour dans tous vos faits et
gestes, dans vos pensées, sensations, volontés et souhaits.
Si vous menez une réflexion sur l’amour, sur
son essence et sa puissance, il ne pourra que gagner du terrain !
L’amour en tant que science !